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sur les Coraux des Mascareignes

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Introduction

Publié le 18 octobre 2007, mis à jour le 18 mars 2009

Toutes les versions de cet article :

Les coraux sont des animaux qui appartiennent au groupe des Cnidaires. Ce sont des espèces animales exclusivement aquatiques englobant les hydres, les anémones de mer, les coraux, les méduses. Bien que très différents, ces animaux partagent tous les caractéristiques suivantes : un corps formé d’un sac à paroi double muni d’un seul orifice et entouré d’une couronne de tentacules comportant des cellules urticantes, ainsi qu’un cycle de reproduction particulier.
Les récifs coralliens sont majoritairement constitués par des coraux durs à squelette calcaire appartenant aux Scléractiniaires (autrefois appelés Madréporaires). Ces récifs couvrent environ 284 000 km2, soit 15 % de la surface des fonds de 0 à 30 m de l’océan mondial.

1. Les coraux

Les coraux sont des animaux qui appartiennent à l’embranchement des Cnidaires. Ce sont des espèces animales exclusivement aquatiques englobant les hydres, les anémones de mer, les coraux, les méduses.

Au début du XVIIIe siècle, les naturalistes étaient partagés sur certaines espèces à tel point que certains pensaient qu’il s’agissait de plantes dont les polypes étaient les fleurs, d’autres de concrétions minérales.

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Les Cnidaires regroupent, en fait, des espèces très diversifiées à la fois par leur nombre (près de 10000 espèces reconnues) mais également par leurs formes. Ils partagent cependant tous les caractéristiques suivantes : un corps formé d’un sac à paroi double muni d’un seul orifice et entouré d’une couronne de tentacules comportant des cellules urticantes, ainsi qu’un cycle de reproduction particulier. L’appellation "Cnidaria" provient d’ailleurs du grec κνιδη "ortie", faisant ainsi référence à ces cellules caractéristiques, les cnidocytes. Ils étaient autrefois regroupés avec les Cténophores et formaient le groupe des cœlentérés (Cœlenterata ou Cœlentera), terme aujourd’hui obsolète.

Hydraires {JPEG}
Hydraires
Scyphoméduse {JPEG}
Scyphoméduse
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Zoanthaires
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Scléractiniaires

L’inventaire pour la biodiversité effectué en 2003 par l’Université de La Réunion estimait au minimum à 300 le nombre d’espèces de Cnidaires dans les récifs réunionnais. En milieu tropical, les coraux sont parmi les espèces emblématiques et majoritaires. Très diversifiés, ils peuvent être :

 
Durs à squelette calcaire (par exemple les Porites, Acropora, coraux champignons, soit les Scléractiniaires [ceux que concerne notre projet], et les Hydrozoaires, représentés par exemple par les coraux de feu ou Millepores)

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Porites
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Acropora
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Fungia
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Millepora

Souples, à squelette corné (Gorgones, corail noir)

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Gorgones
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Corail noir

Mous, sans véritable squelette (Alcyonaires, Dendronephthya)

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Alcyonaires
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Dendronephthya

Les récifs coralliens sont majoritairement constitués par des coraux durs à squelette calcaire appartenant aux Scléractiniaires (autrefois appelés Madréporaires).

2. Les récifs coralliens

Les récifs coralliens couvrent environ 284 000 km2, soit 15 % de la surface des fonds de 0 à 30 m de l’océan mondial. Les côtes de plus d’une centaine de pays, essentiellement en voie de développement, présentent des structures récifales dont l’importance est loin d’être négligeable sur le plan des économies locales et de la protection des lignes de rivages.

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Répartition mondiale des principaux récifs (d’après MGCRMP)

Les récifs coralliens se répartissent entre les latitudes 30° Nord et 30° Sud. Leur extension est principalement limitée par la température, la salinité et la charge sédimentaire de l’eau de mer. La partie active des récifs coralliens n’excède pas une profondeur de 80 à 100 m, variable selon la pénétration de la lumière dans l’eau et donc selon la turbidité. La salinité est un facteur important dans la répartition des récifs coralliens, ils sont ainsi exclus de la proximité de tous les grands deltas tel que celui du Gange ou de l’Amazone. Ainsi, les zones de distribution des récifs coralliens, ainsi que leur richesse spécifique, sont déterminées par les facteurs environnementaux. Les schémas biogéographiques générés par ces facteurs peuvent être soit corrélés à la latitude (température, lumière et courants), soit non corrélés à la latitude (qualité du substrat, qualité des eaux, nutriments, écologie locale et barrières de dispersion régionales).

Pour en savoir plus :

Il existe environ 9000 espèces de Cnidaires. Les premières formes fossiles appartenant à ce groupe ont été découvertes dans la faune d’Ediacara, s’étalant entre -600 et -540 millions d’années. La plupart des espèces actuelles sont marines et très peu d’espèces ont colonisé les eaux douces. Les formes sessiles se rencontrent essentiellement sur les côtes où elles constituent, en milieu tropicales, des récifs coralliens. Les coraux constituent ainsi l’infrastructure de base dans ces écosystèmes et permettent le développement d’une faune et d’une flore particulièrement riches.

La plupart des Cnidaires sont carnivores, très actifs dans la capture de proies constituées majoritairement d’organismes planctoniques, de petits invertébrés mais également parfois de petits poissons. Le succès des Cnidaires, si on considère la diversité de ce groupe ainsi que la distribution géographique des espèces, peut être attribué à leur efficacité en tant que carnivores. Cependant, de nombreuses espèces de cnidaire entretiennent également une symbiose avec des algues microscopiques : les zooxanthelles. Il s’agit d’une endosymbiose où la zooxanthelle (appartenant au genre Symbiodinium) va bénéficier de la protection et du CO2 de l’animal. En retour, elle va fournir les glucides qu’elle aura synthétisés par photosynthèse qui serviront de nutriment pour l’animal. Les zooxanthelles apportent ainsi une grande quantité d’énergie aux Cnidaires et participe à l’édification du squelette calcaire.

Pour certaines espèces de Cnidaires, cette symbiose ne représentera qu’un complément alimentaire. Pour d’autres, au contraire, cette symbiose sera essentielle à la survie de l’animal, cantonnant ces espèces aux zones euphotiques pour que les zooxanthelles puissent assurer leur photosynthèse. Dans ce cas, la rupture de la symbiose entre la zooxanthelle et le cnidaire, peut avoir des conséquences fatales pour l’animal.

A l’heure actuelle, l’augmentation de la température de l’océan est un élément majeur entraînant la rupture de cette symbiose. Les conséquences, en milieu tropical, sont désastreuses et mettent en péril les écosystèmes coralliens. En l’absence de leurs algues symbiotiques, les coraux apparaissent blancs, dépérissent et, si cette situation se prolonge, finissent par mourir. Ce phénomène est appelé "blanchissement corallien". En 1998, durant le pire épisode de blanchissement corallien enregistré, jusqu’à 90 % des coraux ont été détruits dans certaines régions de l’océan Indien.

Sources :

- Centre Scientifique de Monaco [Fr, visité le 9/09/06].
- About Coral Reefs (projet NOAA) [En, visité le 9/09/06]


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