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sur les Coraux des Mascareignes

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Types de récifs

Publié le 24 décembre 2006, mis à jour le 19 juin 2009

Toutes les versions de cet article :

  • français

Des récifs frangeants aux récifs barrières et aux lagons, des bancs récifaux à fleur d’eau en plein océan aux îles basses coralliennes de quelques mètres d’altitude (atolls), les types de récifs sont nombreux. Ils subissent plus ou moins les influences des terres émergées, îles ou continents qu’ils bordent et correspondent pour certains à des niveaux d’évolution, des "âges" différents.

Les récifs sont des constructions édifiées par des organismes vivants, les coraux ou madrépores, qui s’élèvent du fond de la mer vers la surface. Il peut être décrit, d’une manière simple, comme étant un polype vivant dans une coupe rigide composée de carbonate de calcium (CaCO3), le minéral commun calcite ou aragonite. Les îles volcaniques de la zone intertropicale offre, au départ, un substrat idéal pour la fixation des larves de madrépores, les polypes, qui se développent prés de la surface et finissent par constituer un récif. La différenciation des récifs coralliens dans les Mascareignes a débuté, il y a 16 000 ans environ. Formant d’abord un banc récifal, le récif se différencie ensuite en plate-forme, avec un ensemble frontorécifal et épirécifal. Plus tard, la transgression marine offrant de nouvelles surfaces disponibles, s’individualise une dépression d’arrière-récif et un platier récifal. C’est alors un récif frangeant. L’archipel des Mascareignes offre tous les stades intermédiaires entre les récifs frangeants, les plate-formes récifales et les bancs récifaux. La superficie des complexes récifaux est directement liée à celle des plateaux insulaires qui les supportent.

Différents types de récifs

L’écosystème récifal ou corallien comporte schématiquement deux types de substrat. D’abord les coraux, qui élaborent la charpente et les structures du récif et qui constituent un substrat dur de carbonate de calcium sur lequel et autour duquel vont s’agréger des communautés vivantes très riches. Ensuite les dépôts sableux, résultant de l’érosion du substrat dur, et qui peuvent être très importants, en particulier dans les lagons. Ils recèlent également une riche faune vivant sur ou dans le sable et sont parfois colonisés par des algues ou des phanérogames marines (algueraies ou herbiers).
Dans certaines régions, l’écosystème corallien se complète près du rivage d’une mangrove ou forêt littorale d’arbres, les palétuviers, capable de vivre les pieds dans l’eau salée.
Il existe principalement quatre types de formations récifales : récifs frangeants (ceux que l’on trouve dans les Mascareignes), récifs barrières, atolls et bancs récifaux.
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Récifs frangeants

Animation : récif frangeant

C’est une formation corallienne jeune, formée contre une terre émergée (non récifale) ou contre un récif émergé, directement accolée à la côte ou juste séparé d’elle par un chenal étroit (quelques dizaines de mètres jusqu’à environ un km de large) et de faible profondeur (un à quelques mètres). Ce chenal ("dépression d’arrière-récif [DAR]") est souvent — à tort — désigné sous le terme impropre de "lagon". Lorsque le platier récifal est en continuité directe avec le littoral, il constitue une plate-forme (ou "récif-tablier") assimilable à un récif frangeant embryonnaire. Parfois, on trouve un récif frangeant près de la côte, à l’intérieur d’un récif barrière.
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Dans les Mascareignes, il s’agit quasiment de l’unique type de formation récifale.

Récifs barrières

Les récifs barrières sont des formations qui sont plus au large du littoral. Ils subissent les assauts de la mer et constituent, comme leur nom l’indique, une barrière qui protège la côte. En arrière du récif barrière qui progresse vers le large, se situe un lagon de largeur variable (jusqu’à plusieurs kilomètres) et profond de l’ordre de 10 à 70 m avant, parfois, un petit récif frangeant.
Des petites îles coralliennes peuvent se former sur le récif.
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Atolls

Les atolls, de tailles très variables, sont des îles basses à peine émergeantes de quelques mètres. Elles sont uniquement constituées de carbonate de calcium. La partie émergée est constituée de sables et matériaux coralliens accumulés par les vagues et les cocotiers dominent généralement le couvert végétal. L’atoll a une forme d’anneau et délimite en son centre un lagon dont la profondeur, très variable, peut approcher la centaine de mètres.
Les eaux du lagon communiquent avec celles de l’océan par des passes, accessibles aux bateaux, ou par des chenaux très peu profonds, ou bien encore par le déferlement des vagues sur des récifs submergés de l’anneau corallien.
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Bancs récifaux

C’est un édifice corallien construit sur un haut fond en pleine mer. Les sédiments accumulés par les vagues sur le récif permettent la formation de petites îles coralliennes, les "cayes", comme les Glorieuses, Juan de Nova ou Tromelin dans l’océan Indien.
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Evolution des formes récifales

Les atolls sont les sommets émergés de constructions coralliennes qui se sont développées autour d’une île volcanique qui s’est enfoncée dans le plancher de l’océan. Récifs frangeants, récifs barrières et lagons se développent autour de l’île à mesure que la masse volcanique disparaît par érosion et enfoncement.

Animation : évolution récifale

Gwenaëlle Pennober - Maître de conférences en géographie à l’Université de La Réunion, je suis issue de l’école de géomorphologie littorale de l’université de Bretagne Occidentale (UBO- Brest) montée dans la fin des années 60 par André Guicher. A partir du DEA, je me suis en parallèle initiée aux outils de la Géomatique (SIG/télédétection) sous la direction de François Cuq (Géosystèmes, URA 1518, aujoud’hui Géomer UMR 6554 CNRS LETG). Ces recherches m’ont menées sur les côtes d’Irlande puis sur les littoraux ouest africains (Guinée Bissau, Mauritanie, Bénin) et enfin à La Réunion depuis l’an 2000. Je m’intéresse aujourd’hui aux littoraux de la région sud ouest de l’océan Indien et d’Afrique de l’ouest. Je suis actuellement rattachée à 2 laboratoires de recherche : le CREGUR et Géomer - UMR 6554 LETG CNRS (Brest). [MàJ : 19/05/09]

Sources :

- Battistini R. et alii, 1975. Eléments de terminologie récifale indopacifique. Téthys, 7 (1), 111p

- Futura Sciences, IFRECOR [FR, visité le 9/09/06]


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