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Thèse de Francesca Benzoni (2007)

Le problème des frontières entre espèces chez les coraux scléractiniaires : le cas du genre Psammocora

Publié le 21 avril 2009, mis à jour le 20 juillet 2009

Toutes les versions de cet article :

Thèse de doctorat de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris),
discipline "Milieux, Organismes et Evolution", soutenue par Francesca Benzoni, le 14 juin 2007 à l’EPHE de Perpignan.

- Le problème des frontières entre espèces chez les coraux scléractiniaires : le cas du genre Psammocora (PDF de 17,4 Mo)

Résumé :

La validité de la définition des frontières entre espèces chez les Scléractiniaires est traditionnellement
basée sur la morphologie du squelette calcaire. Celle-ci a cependant été remise en question du fait
notamment que les influences de l’écologie et de l’évolution sur la variabilité du squelette demeurent à
clarifier. Les techniques de génétique moléculaire offrent de nouveaux moyens d’investigation pour
étudier les limites entre espèces ainsi que leur phylogénie. Bien que dans certains cas la classification
morpho-taxonomique se soit révélée en accord avec les résultats de la biologie de la reproduction ou les
études moléculaires, il a également été démontré qu’une correspondance directe entre information
morphologique et information génétique n’était pas une règle absolue.

Le genre de scléractiniaire Indo-Pacifique Psammocora Dana, 1846 n’a guère retenu l’attention des
systématiciens, et sa phylogénies n’a pas été abordée. Le genre n’ayant jamais fait l’objet de révision, 23
espèces nominales se sont accumulées dans la littérature scientifique au cours des deux derniers siècles.
Le nombre relativement faible d’espèces nominales ayant une vaste aire de distribution fait du genre
Psammocora un excellent modèle pour tester la validité phylogénétique des limites morphologiques
entre taxons présumés. Le principal but du travail est de réexaminer la validité des unités taxonomiques
décrites dans le genre et d’évaluer, au moyen d’une approche multidisciplinaire, dans quelle mesure elles
représentent l’expression d’un ordonnancement systématique sous-jacent.

La délimitation des frontières entre espèces, réalisée sur la base des résultats combinés d’une analyse
morphologique et moléculaire est en bon accord avec les principaux résultats obtenus par une analyse
morphométrique du matériel-type, ayant ciblé la structure des polypiérites. Six entités distinctes, incluant
une nouvelle espèce, ont pu être définies par superposition de l’information morphométrique et de
l’information génétique. Cependant les limites entre espèces se sont révélées être parfaitement bien
définies dans certain cas, et beaucoup plus perméables dans d’autres. Une hybridation entre Psammocora
contigua
et P. stellata a été mise en évidence. L’étude des relations phylogénétiques de Psammocora au
niveau du genre et de la famille a apporté la preuve que le genre, tel qu’il est compris actuellement, n’est
pas monophylétique, et que P. explanulata est phylogéniquement plus près de la famille des Fungiidae
que de toute autre espèce de Psammocora. Une révision et une description détaillée des structures
morphologiques sur lesquelles la taxonomie de Psammocora est basée a permis de mettre en évidence
des éléments morphologiques particuliers et uniquement trouvés dans ce genre. Les implications
phylogénétiques de la présence de caractéristiques morphologiques distinctes suggère qu’il est important
d’effectuer une révision du genre, au niveau générique et supra-générique. Ces considérations conduisent
également à rétablir la famille des Psammocoridae Chevalier & Beauvais, 1987. Dans l’ensemble, la
combinaison d’une approche portant sur la morphologie du squelette et d’une approche par la génétique
moléculaire appliquée à une série d’échantillons très importante et incluant le matériel type et les
collections de divers Muséums ont permis de réconcilier les résultats obtenus par l’emploi d’outils
anciens et d’outils nouveaux. Cependant, plusieurs différences entre les synonymies proposées
précédemment et les résultats de nos travaux démontrent le besoin d’une révision taxonomique complète
du genre.

Bien que plusieurs questions demeurent encore sans réponse et bien qu’il soit nécessaire d’obtenir des
données supplémentaires, les résultats de cette étude ont fourni la première exploration détaillée des
frontières entre espèces dans le genre Psammocora ainsi qu’une base solide pour une révision
taxonomique du genre. De plus, il a été montré qu’un réexamen des caractères morphologiques non pris
en compte pouvait fournir des informations importantes sur la phylogénie lorsque cette étude est
combinée avec des résultats de génétique moléculaire. L’intérêt d’une approche multidisciplinaire pour
clarifier les questions complexes de frontières entre espèces chez les Scléractiniaires a donc été
clairement mis en évidence dans ce travail.

Mots clefs : Scléractiniaires, Psammocora, phylogénie, taxonomie, frontières entre espèces


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