Publié le 30 avril 2009, mis à jour le 1er mai 2009
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Dans les sciences du vivant, le terme de classification est tantôt utilisé pour désigner la systématique courante, tantôt utilisé dans le sens de « classification biologique » au sens large pour désigner la suite de rangs taxinomiques qui, du règne à l’espèce, forment les étages de la pyramide accueillant les taxons de la systématique d’un groupe donné.
Les termes concernés ne bénéficient pas d’une définition unanimement admise. Chaque ouvrage scientifique, chaque dictionnaire et pour ainsi dire chaque auteur ayant la sienne. Comme écrivait Small (1989) : « L’ironie est de constater que les spécialistes en classification biologique n’ont pas réussi à se doter d’une claire systématique et d’une claire nomenclature à l’intérieur de leur propre champ d’activité et de ses composants […] ».
Le besoin de classer semble être lui-même un caractère inhérent à l’espèce humaine. C’est par l’observation des organismes vivants et par leur comparaison que l’Homo sapiens a défini des taxons élémentaires (correspond souvent au genre et à l’espèce), eux-mêmes classés dans un système. On dit alors qu’il « taxe le vivant ».
Liée à une culture, à un état donné d’avancement des connaissances, toute classification évolue et varie avec l’évolution des sociétés elles-mêmes. En réalité, le découpage conceptuel varie avec chaque langue (y compris les langues de métier), chaque civilisation ou spécialité ayant tendance à surestimer l’objectivité de sa pensée classificatrice. De plus, alors que la société traditionnelle évolue peu, ou très lentement, c’est l’inverse pour les sociétés dites scientifiques, beaucoup plus versatiles et indépendantes les unes des autres. De ce fait découle la multiplicité de classifications.
En biologie, la classification classique désigne la classification scientifique acceptée. Elle s’oppose à la classification phylogénétique, qui est la nouvelle classification scientifique, basée sur les séquences d’ADN et l’analyse cladistique. La classification classique a évolué grâce au travail de grands taxinomistes. Travaux qui ont été intégrés soit complètement, soit partiellement par la communauté scientifique. Mais, contrairement à Linné, la plupart des taxinomistes ont travaillé sur un ensemble restreint d’espèces.
(vivant) → (empire →) règne (→ sous-règne) → division → classe → ordre → famille → genre → espèce
NOTE : continuellement enrichie depuis sa création princeps, la classification traditionnelle des espèces — actuellement obsolète mais encore très souvent utilisée — est issue de celle de Linné. Elle divise le monde vivant en cinq règnes. Elle reste importante dans la mesure où elle imprègne encore de nombreux écrits, souvent récents, ainsi que certains manuels scolaires.
Source : Wikipédia, classification scientifique
Les Scléractiniaires (anciennement nommés Madréporaires) sont classés comme suit :
Règne | Animal |
Sous-règne | Eumétazoaires |
Division/Embranchement | Cnidaires Hatschek, 1888
anémones de mer, gorgones, hydraires-méduses, coraux |
Classe | Anthozoaires Ehrenberg, 1834
anémones de mer, gorgones, coraux |
Sous-classe | Hexacoralliaires (selon ITIS et NCBI)
Zoanthaires de Blainville, 1830 (selon ToL et ADW) anémones de mer, coraux |
Ordre | Scléractiniaires Bourne, 1900
"vrais" coraux durs |
Classification des Scléractiniaires
Par exemple : Règne Animal, Embranchement des Cnidaires, Classe des Anthozoaires, Sous-classe des Hexacoralliaires, Ordre des Scléractiniaires, Famille des Pocilloporidae, Genre Pocillopora, Espèce Pocillopora verrucosa.